Mes billets d'humeurs sont souvent des réactions face à des actualités souvent politiques. Aujourd'hui je suis triste de voir un ami qui part, qui nous quitte et qui, à travers les textes de ses chansons engagées, m'a beaucoup éclairé.
Jean Ferrat, pour moi, c'était surtout cette chanson qui reflétait bien ses idéaux que j'ai moi-même épousés.
Beaucoup de Français retiendront le chanteur, l'auteur de chansons d'amour. Moi je retiendrai plus encore celui qui, épris de justice, de fraternité, d'égalité, de dignité humaine et de liberté chantait "Nuits et Brouillard", la déportation qui le marqua toute sa vie ; "Ma France", qui illustre son idéal de notre pays ; "Le Bruit des Bottes", son combat contre toute forme de dictature même cachée ; "Potemkine", "La Commune", "Camarade", sa critique contre l'invasion des pays du Pacte de Varsovie à Prague ; "Le Bilan", ou il critiqua les propos de Georges Marchais qualifiant le bilan des pays "socialistes" comme globalement positif ; "Maria" , où il critiqua à sa façon la guerre d'Espagne ; "Un Air de Liberté" où ils critiqua les gens bien pensant qui louait la guerre en Indochine.Oui, il fut compagnon de route du Parti Communiste Français mais il n'y perdit jamais sa liberté osant critiquer certaines positions du parti même le Secrétaire Général Georges Marchais au moment le plus haut de sa gloire en 1980.
Alors ce soir je pleure la disparition d'un homme juste, Jean Ferrat, né Tenenbaum, le 26 décembre 1930 à Vaucresson et mort ce 13 mars 2010 à Aubenas d'une crise cardiaque. Nous savions son coeur fragile, comme il le disait lui-même mais j'espérais toujours que ce dernier lui permettrait de continuer à jouer aux boules à Entraigues. Son histoire, le fait qu'il fut caché par des militants communistes lorsque son père fut déporté à Auschwitz explique sans doute ses engagements ultérieurs.
Je ne résiste pas au plaisir de vous mettre en ligne quelques unes de ses chansons "engagées" qui me marquèrent.

