Pour donner les limites de cette planche, je rappellerais la déclaration de principes de la Grande Loge De France de 1953 : « La Grande Loge de France et ses Loges ne s’immiscent dans aucune controverse touchant à des questions politiques ou confessionnelles. Pour l’instruction des Frères, des exposés sur ces questions, suivis d’échanges de vues, sont autorisés. Toutefois, les débats sur ces sujets, ne doivent jamais donner lieu à un vote, ni à l’adoption de résolutions, lesquels seraient susceptibles de contraindre les opinions ou les sentiments de certains Frères. »
Avant de tracer cette planche, il me paraît indispensable de définir clairement de quoi nous allons parler dans nos sociétés soi-disant développées.
1) Le Capitalisme est un mode de gestion de la société qui a la particularité de placer le capital au coeur de ce système.
2) L'Humanisme est une philosophie qui place l'être humain comme priorité.
Dans ces 2 acceptions, le Capitalisme et l'Humanisme apparaissent, tels les pavés noirs et blancs du pavé mosaïque, comme antagonistes. En effet, comment placer en même temps comme priorités l'être humain et le capital puisque celui-ci est détenu par une minorité de l’humanité ?
Je vous propose donc, pour tenter une approche ésotérique du sujet traité, pour passer du chiffre 2 au nombre 3, de traiter du Capitalisme puis de l'Humanisme avant de tenter une réponse à la question posée.
1) Le Capitalisme :
Ce système économique de gestion de la société est maintenant quasiment le seul qui existe à travers le monde, le Socialisme ayant presque disparu de la surface du globe.
Le Capitalisme est né au milieu du XVème siècle en plein mouvement européen qui s'appelait... l'Humanisme. C'est aussi le temps de la découverte du Nouveau Monde, de l'imprimerie par Gutenberg et de la Réforme. À l’époque, les choses étaient simples : il y avait l'exploiteur (le patron) et l'exploité (l'ouvrier). La division de la société en 2 classes - Bourgeoisie et Classe Ouvrière - a perduré ainsi pendant toute l'industrialisation et se serait terminée avec la fin des 30 Glorieuses. Alain Minc, brillant économiste qu'on peut difficilement taxer de dangereux gauchiste, a lui-même déclaré que « c'est Karl Marx qui a le mieux analysé la société capitaliste ». Penchons-nous un instant sur le fonctionnement du capitalisme grâce à l'éclairage de cet expert :
Marx a donné 2 définitions qui me paraissent éclairer le fonctionnement de la société capitaliste :
- « le Capitalisme, c'est l'exploitation de l'homme par l'homme ». Pour être plus précis, je dirais que, la Classe Ouvrière travaille pour pouvoir se nourrir et vivre. Le travail de la classe ouvrière permet de dégager une marge bénéficiaire. C'est sur cette marge bénéficiaire que va se rémunérer la Bourgeoisie. On comprend rapidement que les aspirations de la Classe Ouvrière à être mieux rémunérée est antagoniste avec celles de la Bourgeoisie qui a intérêt à payer le moins possible ses salariés pour se rémunérer elle, le plus possible. On est dans le chiffre 2, les intérêts de la Classe Ouvrière et la Bourgeoisie se trouvent aux 2 opposés de la Règle à 24 divisions.
- « Fait partie de la Classe Ouvrière, tout homme qui doit se lever chaque matin pour gagner son pain. Fait partie de la Bourgeoisie celui qui exploite les ouvriers à son profit ». Cette classification de la société Capitaliste en 2 classes est-elle toujours aussi pertinente aujourd'hui, depuis que l'industrie s'est amoindrie au profit du tertiaire ? Où classer les commerçants ? Alors certes, l'articulation de la société s'est compliquée, ce n'est plus aussi simple que du temps des « Maîtres de Forges », des Wendel et Schneider mais Marx nous a donné une clef : qui doit se lever chaque matin pour gagner son pain ? L'ouvrier, le commerçant qui travaille (mais pas celui qui donne son établissement en gérance), l'employé, le cadre, les professions libérales et même les cadres dirigeants et les petits patrons qui dépendent tellement de leurs financements et des banques font partie de la Classe Ouvrière selon Karl Marx. Alors qui fait partie de la Bourgeoisie ? À l’évidence les actionnaires tel Arnaud Lagardère, Bernard Arnault, Pinault, Dassault...
Alors je me doute que certains d'entre vous sont surpris voire choqués par cette analyse de la société dans laquelle nous vivons : le Capitalisme. Certains m'opposeront que la lutte des classes n'existe plus. Alors certes, si la lutte a quasiment disparu, cela ne signifie pas pour autant que la séparation de notre société en 2 classes elle, n'existe pas. Cela montre simplement que la classe dirigeante a suffisamment divisé, maintenu dans l’ignorance et instrumentalisé la Classe Ouvrière pour faire croire à certains que leurs intérêts sont communs aux bourgeois. Mais je ne veux pas prendre parti et je préfère décrire le fonctionnement actuel du Capitalisme.
Par ailleurs la classe dirigeante a su aussi nous faire passer la valeur travail comme primordiale dans notre société. Pourquoi ? Parce que cela est son intérêt. Cela est contradictoire quand eux-mêmes ne travaillent pas. La Bourgeoisie s’enrichit grâce au travail des autres mais aussi grâce aux spéculations boursières. En effet, n’est-il pas choquant de constater que c’est par l’annonce de plans de licenciements que les valeurs des actions des entreprises cotées en Bourse augmentent notablement ?
Enfin, pour terminer à propos du Capitalisme, les guerres sont des outils qui permettent au capitalisme de se régénérer. Cela permet d’écouler les stocks d’armes produits, de relancer la production de l’armement pendant les guerres et de tous les secteurs (eh oui, il faut reconstruire) après les conflits. Cela permet aussi de résoudre nombre de problèmes économiques (la crise des années 30 a été résolue grâce à la 2nde guerre mondiale) entre autres, celui du chômage. Je sais, mes propos sont cyniques et provocateurs. Mais est-il décent de constater que nombre de Prolétaires de tous les pays se font massacrer pendant les guerres alors que les Bourgeois les décident souvent en complicité avec la Bourgeoisie du pays avec qui on va entrer en guerre ? Thiers a pactisé avec la Prusse pour réprimer la Commune de Paris en lui abandonnant l’Alsace et la Lorraine. Qui finança le réarmement de l’Allemagne Hitlérienne si ce n’est le capitalisme Anglais, Nord-Américain et Français. Si Karl Marx déclara : «prolétaires de tous les pays unissez-vous », les capitalistes l'ont transformé en « prolétaires de tous les pays,massacrez-vous. » Effectivement, ce sont les prolétaires qui se font massacrer alors que les Bourgeois tirent profits de leurs guerres, quels que soient les vainqueurs. Alors sont-ce mes propos ou la manière dont la société fonctionne qui est cynique et absurde ?
2) L'Humanisme :
L’Humanisme est une pensée qui apparaît pendant la Renaissance. Elle consiste à valoriser l’Homme, à le placer au centre de son univers. Dans cette optique, le principe de base de cette théorie est que l’Homme est en possession de capacités intellectuelles potentiellement illimitées. La quête du savoir et la maîtrise des diverses disciplines sont nécessaires au bon usage de ces facultés.
Il prône la vulgarisation de tous les savoirs. Ainsi, cet Humanisme vise à lutter contre l’ignorance, et à diffuser plus clairement le patrimoine culturel, y compris le message religieux. Cependant l’individu, correctement instruit, reste libre et pleinement responsable de ses actes dans la croyance de son choix. Les notions de liberté (ce que l'on appelle le « libre-arbitre »), de tolérance, d’indépendance, d’ouverture et de curiosité sont de ce fait indissociables de la théorie humaniste classique. L'Humanisme désigne toute pensée qui met au premier plan de ses préoccupations le développement des qualités essentielles de l'être humain. Dans l'acception actuelle, l'humanisme s'inspire de cette définition philosophique. On parle, par exemple, de l'humanisme « militant » de Voltaire. Depuis Montaigne, l'humanisme, ainsi conçu, a été un des éléments les plus constants de la pensée française. Parmis les « humanistes » les plus connus, on peut citer Erasme, Rabelais, Spinoza, Montesquieu, Kant, Condorcet, Tocqueville, Camus, Saint-Exupéry, Albert Jacquard...
Force est de constater que ce mouvement philosophique mettant au centre de sa problématique l'être humain a permis la création du Capitalisme au XVème siècle.
Mais l'Humanisme a-t'il été initiateur d'une autre manière de gérer la société ? Le Socialisme, voulant placer le bonheur et l'épanouissement de chacun comme la priorité de son système s'est réclamé de l'Humanisme et de Karl Marx. Mais toutes les mises en application se sont avérées pires que le mal capitaliste qu'elles combattaient en engendrant des dictatures Léniniste, Stalinienne, Maoïste... Pourquoi de telles déviations ? Parce que le pouvoir a remplacé le profit financier. Or ces révolutions n'ont pu exister dans des pays où la machine capitaliste s'emballait. Les plus pauvres n'ayant plus rien à perdre ont servi de bras armés aux manipulateurs pour prendre le pouvoir.
Il est important de se poser la question : « De quoi l’être humain a-t’il besoin pour parvenir à son épanouissement ? » En fait de 3 valeurs primordiales : un équilibre affectif, une sociabilisation et suffisamment d’argent pour vivre. Le travail n’est pas une valeur qui permet l’épanouissement de l’être humain malgré ce que souhaite nous faire croire la bourgeoisie. Le travail est un moyen de parvenir à combler 2 des 3 valeurs primordiales : la sociabilisation et l’argent. D’ailleurs, un gendre de Karl Marx, Paul Lafargue, réclamait le droit à la paresse. Prenons un exemple : tous les gains de productivité conquis par la France depuis 25 ans (les plus importants au monde) n’ont profité qu’aux seuls capitalistes. Pourquoi ces gains ne profiteraient pas aussi aux salariés qui produisent les richesses et qui sont victimes 2 fois dans cette aventure : d’abord en ne profitant pas financièrement de ces gains ensuite en étant victimes des gains de productivité en étant jetés hors des outils de production sous le prétexte d’être devenus inutiles, comme de vulgaires machines devenues obsolètes. La justice sociale aurait voulu qu’une partie de ces gains de productivité profite directement aux salaires et une autre au traitement social du chômage, par la formation. Or, l’argent débloqué pour la formation continue s’amoindrit aussi… Alors soyons honnêtes avec nous-mêmes : qui continuerait à s’aliéner au travail s’il gagnait au loto de quoi vivre confortablement le reste de sa vie durant ? D’ailleurs les capitalistes ne travaillent pas eux, ils profitent du travail des autres.
Abraham Maslow, psychologue américain de renom, a hiérarchisé les besoins de l'être humain dans notre société capitaliste, à travers une pyramide devenue bien connue,comportant 5 niveaux :
- 1er niveau, besoins physiologiques : Au plus bas, respirer, boire et manger sont les besoins indispensables. Il lui faudra également se protéger des intempéries et se reproduire. Ces divers éléments ont leur propre ordre de priorité.
- 2ème niveau, besoin de sécurité : La seconde étape, une fois la première atteinte, est celle de la sécurité. On peut espérer que celui qui arrive à respirer, boire et manger suivant ses besoins peut enfin se reposer sans le risque de se faire dévorer à son tour. Nous n'en sommes ici toujours que dans le périmètre étroit du bien être de l'individu, même si celui-ci vit dans une curie, un clan ou une tribu. Il attend de l'environnement la sécurité, celle que l'on trouve dans la force d'un groupe, mais il n'est pas forcément - pas encore du moins - reconnu comme individu par ses proches.
- 3ème niveau, besoin d'appartenance : Cette reconnaissance du groupe, il la trouvera dans la troisième étape. S'installer, être décemment accepté comme composant d'un ensemble où il trouve refuge, sérénité. Il y cherche une preuve de sa propre existence dans le regard des autres, par la crainte ou par l'amour. La peur de la solitude apparaît ici. On s'y marie, on s'attache à un groupe, on fait partie d'un club. Et l'individu a sa place dans sa tribu sans pour autant, à ce niveau du moins, briguer celle à la tribune. Mais ça va venir...
- 4ème niveau, besoin d'estime : La quatrième étape sera parfois franchie. On y parle d'estime, d'identification, de reconnaissance de l'autre par sa force, ses compétences. Abraham MASLOW y précise ici deux appétences. La première témoigne d'une attente de reconnaissance, d'un statut, d'une gloire. On y parle aussi de dignité et de réputation. La seconde est plus centrée sur l'individu, sa propre reconnaissance qui accompagnera son indépendance, sa liberté. Notons que dans ce second cas, la régression éventuelle est très douloureuse.
Ces quatre premiers niveaux sont ensemble, des besoins physiologiques motivants qui ont de fortes chances de rencontrer l'homéostasie, souvent instinctivement. Chacun de ces éléments est indispensable à une bonne survie.
- 5ème niveau, besoin de s'accomplir : Ce niveau est abordé lorsque l'individu a pleinement dépassé ses objectifs ou n'a tout simplement plus les mêmes motivations signifiées dans les étapes précédentes. Il a ici besoin de maîtriser mais pas forcément d'aboutir. Mieux comprendre l'abstrait et se dépasser devient son credo. Moins sensible à la pression sociale, il est autonome et fait preuve de créativité. Ce besoin de se réaliser est parfois si fort qu'il devient prioritaire, prenant le pas sur un ou plusieurs des éléments situés plus bas dans la pyramide.
Dans cette pyramide des besoins hiérarchisés de l'être humain, on pourrait penser que le 5ème niveau « spirituel », s'oppose au 1er niveau « matériel ». Ce serait oublier que la pyramide est hiérarchisée et qu'un niveau supérieur ne peut être atteint que si l'étage immédiatement inférieur est satisfait. Remarquons que Maslow n'aborde absolument pas le travail comme un besoin ou comme une valeur. Tout au plus, le travail permet de satisfaire les niveaux 1 (pour manger et se loger) et 3 (pour se sentir accepté dans un groupe). Cela montre bien que le travail n’est pas une valeur essentielle pour l'épanouissement de l'être humain.
Est-il donc impossible de changer de société pour un système plus juste, plus démocratique et plus humain ? Le seul exemple ayant existé à ce jour est « La Commune de Paris », soutenue par une grande partie des Francs-Maçons de l’époque. Là aussi, le peuple de Paris, affamé par le siège de l'armée Prussienne, n'avait plus rien à perdre. Il prit le pouvoir démocratiquement, sans effusion de sang et permit de grandes avancées sociales et démocratiques. Ce mouvement ouvrier d'une ampleur sans précédent caractérisé principalement par sa démocratie populaire fut salué par Karl Marx. Mais la répression fut sanglante : près de 40 000 exécutions sommaires, 20 000 arrestations et près de 9000 déportations en Nouvelle-Calédonie opposées à 500 victimes « Versaillaises ». Ainsi, la seule démocratie populaire digne de ce nom avait vécue et l'Humanisme érigé en société n'était pas près de voir le jour.
Aujourd'hui, les mouvements anarchistes, écologistes et alter mondialistes pourraient être envisagé comme les héritiers du mouvement Humaniste.
La Déclaration universelle de la La Franc-Maçonnerie rappelle que celle-ci « a pour but le perfectionnement de l’Humanité. A cet effet, les Francs-Maçons travaillent à l’amélioration constante de la condition humaine, tant sur le plan spirituel et intellectuel que sur le plan du bien- être matériel ». A ce titre, la Franc-Maçonnerie est bien un mouvement humaniste.
3) Capitalisme et Humanisme sont-ils conciliables ou antagonistes ?
La planche, jusqu'à cette ligne, semble s'orienter tout droit vers la conclusion que Capitalisme et Humanisme sont antagonistes, qu'ils sont 2 concepts diamétralement opposés. Ils résument la dualité entre l’Avoir du Capitalisme et l’Être de l’Humanisme. Pourtant, ce serait se contenter d'une vision exotérique de la problématique posée. « Dans la recherche constante de la vérité et de la justice, les Francs-Maçons n’acceptent aucune entrave et ne s’assignent aucune limite ». Notre travail, tant sur le fil à plomb, que sur le pavé mosaïque, nous oblige à chercher la voie ésotérique. Certes c'est la plus difficile mais la plus passionnante, celle qui nous permet de passer du chiffre 2 au nombre 3. Construisons notre triangle en essayant de voir si Capitalisme et Humanisme sont conciliables...
Des expériences ont été menées. Par exemple celle de Jean-Baptiste Godin à Guise : ce philanthrope français, inspiré du socialisme utopique et du mouvement associationniste, créateur de la société des poêles en fonte Godin et du familistère de Guise. Il installa en 1846 une industrie qui employait en une vingtaine d'années jusqu'à 1500 personnes. Partisan de Fourier et d'une redistribution des richesses industrielles aux ouvriers, il créa un univers autour de son usine. Il favorisa le logement en construisant les familistères (logements modernes pour l'époque), des lavoirs et des magasins d'approvisionnements, l'éducation en construisant une école obligatoire et gratuite, les loisirs et l'instruction avec la construction d'un théâtre, d'une piscine et d'une bibliothèque. Tous les acteurs de l'entreprise avaient accès aux mêmes avantages quelle que soit leur situation dans l'entreprise. Mais il est à noter, qu'à sa disparition en 1888, la société des cheminées Godin devint automatiquement une coopérative et qu'il ne fut rien transmis à ses héritiers.
Pour introduire de l'humanisme dans la gestion capitaliste de notre société, encore faut-il que la Bourgeoisie partage les richesses tirées du travail ouvrier avec ces derniers plutôt que de tout accaparer pour elle.
Et plutôt que de jeter l'anathème sur des catégories de la population défavorisées - chômeurs, rmistes - en les accusant de paresse voire de malhonnêteté et de fraude, ou de traiter d'autres catégories de travailleurs de privilégiés - comme les fonctionnaires - ne serait-il pas plus pertinent de diriger ces regards vers certains grands capitalistes qui s'enrichissent en dormant. De surcroît, l'origine de certaines fortunes peut être douteuse : le fondateur de l'Oréal, Eugène Schueller, de notorité publique fasciste avant-guerre, a pendant la 2ème guerre mondiale collaboré avec les nazis. Il souhaita alors « libérer la France de ces ferments de corruptions que sont les juifs et les Francs-Maçons ». À la Libération, grâce au témoignages des cagoulards André Bettencourt, François Mitterrand et Pierre de Bénouville, Eugène Schueller est relaxé et l'Oréal échappe à la nationalisation. Dès lors, l'Oréal sera le refuge des vieux amis et anciens collaborateurs du nazisme.
Je pense que si nous ne parvenons pas à concilier intelligemment Capitalisme et Humanisme par des mesures innovantes et la redistribuion des richesses comme l’a fait en son temps Jean-Baptiste Godin, le système Capitaliste ira tôt ou tard à sa perte en concentrant les richesses entre les mains des possesseurs de capitaux et en augmentant la pauvreté et le nombre de démunis. Alors quand les pauvres sont nombreux et qu’ils n’ont plus rien à perdre, ils sont capables de tout, y compris des révolutions. Alors si c’est pour bâtir une société comme celle qu’avait ébauchée les communards en 1871, personnellement, comme nombre de Francs-Maçons de l’époque, j’en serais très heureux. Mais le risque est aussi de se jeter dans les bras d’un dictateur comme Lénine, Staline, Hitler, Mussolini ou Bonaparte qui ont tous pris le pouvoir à la faveur d’une révolution. De cela, je n’en veux à aucun prix or, c’est le risque majeur si le Capitalisme continue ainsi à se radicaliser.
La société Capitaliste est obligée pour sa survie à long terme de passer du chiffre 2 au nombre 3. Les Bourgeois seront forcés de partager avec leurs salariés les richesses des entreprises en avançant pas à pas, sur le fil du rasoir entre les carrés noirs et blancs du pavé mosaïque faute de quoi nous nous exposons aux affres d’une révolte voire d’une révolution des exclus de la société. Mais cela implique aussi que les salariés devront prendre aussi plus de responsabilité dans la gestion de leurs entreprises. C’est en cogérant les entreprises, les richesses et la société que la Bourgeoisie et la Classe ouvrière arriveront à concilier l’inconciliable : l’intérêt financier et humain dans notre société. Mais vous en conviendrez, ce n’est pas le chemin qui semble être suivi aujourd’hui. Tout reste à inventer tous ensemble en érigeant la pointe du triangle si nous souhaitons concilier le bien-être de tous les êtres humains dans notre société capitaliste.
De cette façon seulement la paix règnera sur la Terre, l’Amour règnera parmis les hommes et la joie sera dans les cœurs;
Sources :
Site du Ministère des Affaires Etrangères
La cause de la peur des français
"Selon les chiffres du Bureau des statistiques du travail (BLS), un Français qui occupe un emploi avait produit 71900 dollars de richesses en moyenne au cours de l'année 2005. C’est certes moins que les 81000 dollars produits par l'employé Américain moyen, mais significativement plus que les 64100 dollars d'un Anglais, les 59100 d'un Allemand ou les 56300 dollars d'un Japonais....Et même en matière de temps de travail(...)les salariés Français ne sont pas , et de très loin, ceux qui travaillent le moins en Europe. Selon l'Eurostat, l'organisme statistique officiel de l'Union, un salarié Français travaillait en moyenne 36,4 heures par semaine au 3ème trimestre 2006. Contre 36,1 dans l'ex-Union à 15 pays. Les Français travaillent presque aussi longtemps que les Anglais (36,5heures) et significativement plus que les Danois (34,6heures) dont le modèle social est si envié, ou que les Allemands (34,5heures) champions du monde de l'exportation. Sans parler des Néerlandais qui ne restent en moyenne que 29,8 heures au travail chaque semaine. Dans l'ex-Europe à 15, c'est en Grèce (39,9heures) et au Portugal (39,2heures) qu'on travaille le plus longtemps. Rattraper la Grèce et le Portugal, est-ce cela l'ambition(...)pour l'économie française ?(...) les salariés Français ne sont donc pas des paresseux ni les chômeurs de l'Hexagone des profiteurs. Pour autant, il ne fait guère de doute que les entreprises françaises rencontrent des difficultés importantes. Elles sont souvent à la peine sur les créneaux high-tech en expansion et s'en sortent nettement moins bien sur le marché mondial que les entreprises allemandes. Et cela, bien que le travail soit sensiblement plus cher outre Rhin : 33 dollars de l'heure en 2005 pour un ouvrier de l'industrie contre 24,6 en France selon les chiffres du BLS. Si la paresse des salariés n'est pas en cause, ni le coût de leur travail, est-ce que les raisons de ces difficultés ne seraient pas à chercher plutôt en priorité du côté de la tête des entreprises ? (...) A vous de vous faire votre opinion ou de contre argumenter !

