Un jour, j’ai entendu à la radio la chanson de JJ Goldman
et j’ai prêté attention à ce texte. Et si après m’être dit, oui, moi j’aurais résisté ! Je me suis posé la question plus honnêtement face à mon miroir.
Parallèlement, j'ai entendu aussi le poème "Si" de R Kipling, chanté par Bernard Lavilliers
If de Rudyard Kipling (chanté par Bernard Lavilliers)
Je ne savais pas que ce poème était particulièrement maçonnique et portant, le texte m'a beaucoup touché, je partageais les mêmes valeurs.J’en ai parlé à un Franc-Maçon, qui se découvrit à moi et me trouva quelques qualités pour devenir maçon. Il m’a alors renseigné par des conversations et des conseils de lecture.
Après 2 ans de recherches, je lui ai fait part de ma volonté de postuler à la Grande-Loge-de-France et il me proposa d’être mon parrain maçonnique. Je pensais pouvoir trouver ma réponse à cette question posée par JJ Goldman « aurais-je été pire ou meilleur que ces allemands qui suivirent l’Hitlérisme » ? Mais aussi parce que j’étais, depuis mon adolescence, en quête d’humanisme. J’avais cru le trouver dans une religion puis dans un mouvement politique. En tout état de cause, c’est dans la loge qui m’a initié, que j’ai trouvé l’humanisme auquel j’aspirais et une partie de la réponse à la question de Goldman.
Grâce aux lectures et conversations que j’ai eues pendant 2 ans avant de postuler, j’ai choisi la GLDF pour son symbolisme, son universalisme (je ne pense pas que de s’adresser aux seuls chrétiens ou aux seuls républicains soit un gagne d’universalisme). Je pense essentiel le travail sur soi qui est proposé à travers le Rite Ecossais Ancien et accepté à la Grande Loge de France avant de pouvoir s’extérioriser pleinement.
Je suis Franc-Maçon depuis mai 1993, en ayant été initié à 29 ans.
Grâce à l’apprentissage de la méthode maçonnique, je pense pouvoir toujours garder mon esprit critique pour ne pas me laisser entraîner sur des chemins tortueux. Je suis un Franc-Maçon en train de travailler sur ma propre pierre. Je me suis souvent senti soutenu par mes frères et particulièrement ceux de ma loge. La Franc-Maçonnerie m’a fait aimer les autres à travers moi.
Aujourd’hui, je dois bien avouer que ma manière d’extérioriser ce que j’apprends dans le Temple se limite à ma conduite personnelle. Je pense, et ceux qui me côtoient depuis mon initiation également, trouvent que je me suis amélioré, que je suis moins impulsif, plus raisonnable aussi. J’essaye, autant que faire se peu d’apporter le plus de bien possible, discrètement autour de moi, espérant que chacun recevant un peu plus de joie en apportera à son tour. Je reconnais pour ma part être en manque d’extériorisation et que je suis en pleine réflexion à ce sujet.
L’apprenti que je fus a appris à écouter les autres, à respecter leurs opinions. Je me suis cherché sans faux-semblants avec l’aide des travaux que j’ai partagés avec mes Frères. Mais cela implique de se corriger petit à petit par un travail sur soi quasi perpétuel et pour toujours inachevé.
Lorsque je devins compagnon, j’ai appris à reprendre la parole uniquement pour apporter quelque chose de plus, de différent de mes Frères, dans le but de construire notre édifice commun. J’ai appris ensuite à faire ressortir les oppositions et les contradictions dans toutes les situations de la vie, de les intégrer, puis d’en faire une synthèse.
Depuis l’obtention du grade de maître, j’essaye, autant que faire se peut, de faire dominer la raison sur la passion, je cherche alors ce que j’estime être juste après avoir analysé la plupart des situations auxquelles je peux être confronté. Enfin, je prends une décision en accord avec ma conscience.
La Loge dont ej suis membre est une Loge symbolique, attachée au rituel, qui a toujours, à mon sens, travaillé avec sérieux et mesure en cherchant l’esprit plus que la lettre. Mais je ne sais pas si cela fait totalement sa spécificité. J’ai rencontré dans ma Loge une grande homogénéité, une réelle fraternité et un respect pour l’autre même et surtout si, celui-ci exprime un avis différent ou même s’il agit de manière différente à lui-même.
Les Frères de ma Loge sont dans l’Etre et non pas dans l’Avoir.

