Lorsque j’ai dû tracer cette planche, le sujet m’a fait penser immédiatement à un triste épisode de l’histoire de notre République, quand suite à l’affaire du sang contaminé, le ministre de la Santé de l’époque, Mme Georgina Dufoix s’était déclarée « responsable mais pas coupable ».
J’ai pensé intéressant de travailler sur une telle planche à 3 voix :
- Par un Apprenti, S B, qui a travaillé principalement sur les rapports symboliques entre perpendiculaire et responsabilité.
- Par un Compagnon, S M, qui lui a développé les rapports symboliques entre niveau et liberté.
- Enfin par un Maître, Laurent Remise, qui vais tenter de faire une synthèse en me servant de l'équerre et du compas afin de donner une perspective citoyenne au sujet traité.
C’est dans cet ordre que je vais vous présenter notre travail :
1) Par Stéphane, l’Apprenti :
Que la Paix règne sur la Terre…
Responsable vient du latin « responsum ». Par extension, cela veut dire « répondre ». Cela peut se traduire par celui qui « doit répondre de ses actes ». En loge, et sans vouloir remettre en cause ma responsabilité d’Apprenti, celui qui répond, c’est celui qui parle. C’est celui qui a la maturité nécessaire pour prendre la parole. Et qu’est-ce que la maturité ? De « maturitas », l’âge mûr est celui qui suit immédiatement la jeunesse. Eh bien regardez-moi. J’arbore un tablier qui correspond à l’innocence de ma jeunesse… Ce qui m’amène à faire silence. Le rituel au premier degré impose le Silence, car c’est dans le silence de mon Temple Intérieur que s’élabore la paix intérieure.
Mon premier devoir d’Apprenti franc-maçon est de tailler ma pierre brute. C’est le devoir de perfectionnement, de maturation de l’être intime. « Connais-toi toi-même ! ». Que faisais-je là, un soir de printemps, dans un endroit si sombre, à rédiger mon testament philosophique?…
Ils résonnent encore en moi ces quelques mots : « j’ai reçu jusqu’ici beaucoup d’amour ». C’était vrai, mais pas totalement vrai… Il y avait une vérité plus profonde, un secret plus intime, que je ne voulais pas voir car je m’en sentais responsable. De ma plus petite enfance jusqu’au collège, j’ai reçu de ma mère beaucoup d’amour certes, mais aussi beaucoup de violence. Le martinet avait sa place de choix dans la maison, et, étant turbulent, j’y avais droit quotidiennement. Ma mère avait toujours vu ses deux frères se faire corriger par sa grand-mère : cela allait de soi. Mon père avait vécu lui-même ce type de correction. Il laissait donc faire, car cela allait de soi. Et pour moi qui n’avait connu que cela et qui était dissipé, cela allait de soi. J’étais responsable de la situation. Me plaçant dorénavant dans le rôle de Père, je comprends peu à peu que ma responsabilité était équivalente à ma liberté, c’est-à-dire extrêmement faible pour un enfant.
Le silence du Temple intérieur permet alors de faire la paix en soi et de digérer cette vérité qui se projette, en pleine lumière, dans le miroir… De cette paix peut alors émerger l’amour.
Que l’Amour règne parmi les hommes…
« J’ai reçu jusqu’ici beaucoup d’amour ». Pour un catholique, tout amour est reçu de Dieu. En frappant à la porte du Temple, je pensais que c’était le grand architecte qui me prenait par la main pour venir jusqu’ici. Je commence seulement à comprendre que je l’ai fait pour moi… Librement.
Dans l’instruction au premier degré, il est dit qu’un franc-maçon est « un homme libre et de bonnes mœurs, également ami du riche et du pauvre, s’ils sont vertueux. » Qu’entendez-vous par « libre » ? L’homme « libre » est celui qui, après être mort aux préjugés du vulgaire, s’est vu renaître à la vie nouvelle que confère l’Initiation.(…) Comment un Franc-Maçon doit-il pratiquer la Vertu ? En préférant à toutes choses la Justice et la Vérité. » Notre Constitution, en écho au rituel, affirme que « dans la recherche constante de la Vérité et de la Justice, les Francs-Maçons n’acceptent aucune entrave et ne s’assignent aucune limite ». Vérité. Justice. Liberté. Je n’accepte aucune entrave et ne m’assigne aucune limite pour tailler ma pierre, pour faire vérité sur moi-même, pour dépouiller l’être profond. Vérité. Justice. Liberté. Je n’accepte aucune entrave et ne m’assigne aucune limite dans mon travail d’ajustement à la verticale du Fil à plomb. Vérité. Justice. Liberté. J’ai toute liberté de faire justice et vérité sur mon Etre profond. C’est même mon devoir d’Apprenti Franc-Maçon.
Dans le temps qui a précédé mon initiation revenait cette question « Peut-on être catholique et franc-maçon ? ». Dans le Commentaire de 1985 « l’Osservatore Romano », le Cardinal Ratzinger, actuel souverain pontife, répond par ses mots : « Seul Jésus-Christ est, de fait, le Maître de la Vérité ! ». L’un trace un chemin, et ne se donne aucune limite pour vivre ce chemin, pour le vivre pleinement, dans l’amour de soi et des autres. L’autre répond, Il Est, et sous-entend que le chemin n’est pas important. Que seul compte le Créateur.
Avant mon initiation, mon rapport à Dieu était simple. Lorsque je faisais une chose bien, je n’en étais pas responsable. C’était « grâce » à Dieu. Lorsque je faisais le mal, c’est que je n’avais pas laissé Dieu agir librement. Mais la « grâce » de Dieu venait réparer cette offense. Pas de travail d’ajustement. Pas de responsabilité. Pas de liberté. Tu es un enfant de Dieu. Tu es un enfant. L’initiation me fait peu à peu sortir de l’enfance. Elle m’amène à grandir, à m’élever, à visiter mon être profond, mais aussi à le rectifier pour découvrir ce que j'ai de plus intime en moi.
Après un premier mouvement visant à faire la vérité et la paix en soi, le travail de maturation de l’être intime me conduit, en tant qu’Apprenti , à rassembler en moi ce qui est épars, à faire unité en moi. La taille dans le silence de mon Temple intérieur permet de laisser l’Amour émerger en moi, malgré les contradictions qui peuvent coexister sur le pavé mosaïque de mon temple…. De cet Amour peut alors émerger la Joie.
Que la Joie soit dans les cœurs…
« Les plaisirs de l’amour n’ont toute leur saveur que dans la maturité » nous dit Léautaud. J’ose imaginer la Joie qui doit jaillir dans le Temple intérieur du Maçon devenu pleinement responsable, avec la croissance de sa maturité.
Au fil du chemin initiatique, l’Apprenti travaille son aplomb. Il se met peu à peu debout. Le fil à plomb, ordonne ce travail initial de verticalité... Vérité et verticalité : je ne suis responsable que dans la mesure où je connais. Je ne suis debout, à la verticale, que dans la mesure où je fais Vérité sur mon être intime. La responsabilité et la connaissance de soi, intimement liées progressent de paire, à la verticale du fil à plomb. Lorsque je me connais suffisamment, je deviens alors suffisamment responsable pour engager ma parole et rompre le Silence de l’Apprenti nécessaire à cette mise à plomb. Du latin plumbum qui signifie plonger. Je descends peut-être dans le labyrinthe de ma conscience, le long du fil à plomb, tel le fil d’Ariane, pour aller affronter en moi le Minotaure, cette part d’ombre qui a paralysé peu à peu ma conscience. En tant qu’Apprenti, je plonge dans les tréfonds de ma conscience, pour faire progressivement lumière sur ma part d’ombre… Puis, le nouveau-né de la matrice en position du fœtus se lève et marche debout, à la position verticale de l’homme adulte. Plongeons et ascensions s’alternent dans un mouvement naissant, telle une respiration. Sur un axe vertical, je plonge dans la terre, je visite, je corrige, puis je me redresse vers la Lumière. Puis je replonge dans la vie profane. Cette respiration fait de vas et viens continus m’amenant toujours plus haut, degré par degré, permet d’initier en moi une paix intérieure. C’est pour cela que pour moi, le fil à plomb s’étend du Nadir au Zénith, de l’ombre vers la lumière, de la mort à la vie profane, vers la Vie et l’éveil de la conscience. « Que la paix règne sur la terre »…Cet apaisement intérieur est propice à la maturation, en moi, de la responsabilité… Pour devenir un homme pleinement debout, à la Verticale du fil à plomb, pleinement responsable et artisan de ma vie. Un homme responsable est un homme insoumis : C’est un homme qui choisit sa vie.
La Responsabilité est un Devoir. La Liberté est le droit de l’Homme qui lui correspond... C’est à mon frère Compagnon de vous parler de La liberté…
2) Par Sébastien, le Compagnon :
« Liberté, Liberté Chérie… » !
Puisque nous avons laissé nos métaux à la porte du Temple, j’ai donc ôté sur nos Parvis ma robe noire satinée et son inséparable hermine d’avocat, pour revêtir mon Tablier et, une fois n’est pas coutume, non pas défendre la Liberté, mais parler de Liberté.
La Liberté étant pour la profession à laquelle j’appartiens, avocat, un enjeu suprême, une raison d’être et de vivre.
Aussi, je vais essayer d’apporter mon humble contribution de Compagnon, afin de répondre à la question suivante : « Peut-on être libre sans être responsable ? »
La réponse pourrait paraître évidente, surtout si l’on pose comme postulat que l’on ne se justifie que par ses actes et que ceux-ci sont librement accomplis, alors la conclusion de ce syllogisme conduit naturellement à répondre par la négative : on ne peut pas être libre si l’on n’est pas responsable.
Cela revient en quelque sorte à plagier Kant : « Les êtres raisonnables sont doués de la conscience de leur causalité par rapport aux actions, c’est à dire de se déterminer à agir sous l’idée de la liberté ».
Pourtant ne nous fions pas aux apparences, car la réponse à notre question est bien plus complexe qu’il n’y paraît.
Pour répondre partiellement à la question qui nous réunit ce soir, il nous faut définir la notion de Liberté pour l’associer à l’un de nos symboles : le Niveau.
Définition de la notion de Liberté :
Beaucoup de définitions pourraient être données concernant la Liberté.
Il nous faut tout d’abord écarter toute définition juridique de la Liberté, telle que celle consistant dans le fait d’autoriser ce qui n’est pas interdit par les lois et les règlements.
En effet, une telle définition ne pourrait nullement apporter une réponse à notre question : « Peut-on être libre sans être responsable ? »
C’est pourquoi, il faut retenir une définition plus philosophique de la Liberté.
À ce titre, nous pourrions simplement définir la Liberté comme étant le choix : un homme libre est un homme qui a le choix.
Inversement, on ne devient plus libre, mais esclave s’il existe des contraintes qui interfèrent dans le choix qui nous est donné. Et en poussant le raisonnement à l’extrême, si des contraintes existent, le choix disparaît alors, et nous ne sommes donc plus libres.
En ayant le choix, nous sommes donc libres et responsables et a fortiori coupables. En revanche, si le choix vient à disparaître, nous pouvons être responsable de nos actes, mais nullement coupables, puisque non libres !
Ces contraintes peuvent être de différents ordres, mais il en est trois qui me semblent rédhibitoires avec le choix :
Le surmoi.
Les pulsions.
Les passions (qui engendrent les préoccupations).
Dans tous nos actes, le Franc-Maçon se doit d’agir en Homme Libre. Cette condition est par ailleurs le préalable à la démarche à son initiation.
La Franc-Maçonnerie, par son symbolisme qu’elle nous offre au Rite Écossais Ancien et Accepté, nous aide à rester pleinement libres dans nos actes, afin de surmonter le surmoi, nos pulsions et nos passions.
Ainsi, nous pouvons alors envisager l’étude de l’association de la Liberté avec le Niveau.
En effet, la Liberté et le Niveau sont pleinement associés.
Le Niveau est bien une progression par rapport au fil à plomb symbolisant les progrès de l’Apprenti devenu Compagnon. La Terre étant ronde donc rien ne peut être parallèle à celle-ci. En effet, si la verticale est naturelle en tenant un simple fil à plomb, le Niveau ne peut être construit qu’à partir d’une verticale construite grâce au fil à plomb. Le Niveau est donc relatif à une verticale. C’est bien signe qu’il y a une progression du fil à plomb au Niveau.
Le Niveau, selon Jules Boucher, effectue une mise en œuvre correcte des connaissances et symbolise l’égalité sociale, base du droit naturel. Il symbolise l’égalité originelle, mais n’implique nullement un nivellement des valeurs, nous rappelant qu’il faut considérer toute chose avec une égale sérénité.
Pour conclure ma partie de planche, je dirai que Niveau et horizontale nous rappellent que nous devons toujours avoir à l’esprit cette égale sérénité, afin de continuer à être des Francs-Maçons libres dans une Loge Libre mais aussi à poursuivre ce travail de mise à l’horizontal par rapport au travail initial de mise à la verticale, et ainsi passer du chiffre 2 au nombre 3, à l’extérieur du Temple que va aborder maintenant notre Frère Maître.
3) Par Laurent, la Maître :
La liberté est plus qu’un droit pour soi mais un devoir pour les autres. Le symbole qui illustre pour moi le mieux la liberté est le compas et par la possibilité qui nous est offerte de l'ouvrir plus ou moins. Quant à la responsabilité, je trouve que c'est l’équerre qui la symbolise le mieux.
Comme nos symboles, équerre et compas, la responsabilité et la liberté sont indissociables, terriblement liées l’une avec l’autre. Au début de notre travail de Franc-Maçon, c’est la responsabilité qui prime sur la liberté, comme l’équerre, le respect de la règle, prime sur le compas. Cela est illustré sur notre autel des serments par l'équerre posée sur le compas. Progressivement, au cours de notre travail maçonnique, nous pourrons prendre de plus en plus de liberté par rapport à la responsabilité. Mais cela nécessite que la responsabilité doit être de plus en plus empreinte en nous, qu’elle partie intégrante de nous et de notre rapport au monde.
Maintenant se pose la question de l'adéquation entre notre réflexion et l'extériorisation de ce travail en loge et dans le monde profane. Il paraît, après ce travail, assez évident que toute conduite d'un « honnête homme », qui plus est d'un Franc-Maçon est de trouver, grâce à notre réflexion et à notre travail, cet équilibre entre responsabilité et liberté qui doit nous entraîner sur la voix de la sagesse.
Force est de constater que même dans nos Loges, nous n'arrivons pas à trouver cet équilibre, cette triangulation entre équerre et compas, ce 3ème point d'équilibre entre perpendiculaire et niveau. Nous partons parfois à la dérive sous prétexte de liberté (voire de liberté absolue – en argumentant parfois qu'on est « un Franc-Maçon Libre dans une loge Libre » – en oubliant que chacun a prêté serment à cette loge qui elle-même a fait serment d'allégeance à la Grande Loge de France et donc de devoir respecter les Règlements de l'Obédience et de la Loge). Mais d'autres égarements peuvent se présenter à nous par une minorité de Frères qui prendraient une responsabilité omnipotente.
Qu'en est-il de toutes ces dérives qui sont reprochées aux Franc-Maçons telles que les affaires de notre Frère Crozemarie, les infiltrations de certains Franc-Maçons dans la justice du sud-est de la France ? Ce ne sont pas des vues de l'esprit mais bien des comportements de certains qui confondent leur responsabilité avec leurs intérêts personnels en bafouant tout sens moral ; qui privilégient l'assouvissement de leurs ambitions, besoins et plaisirs personnels à l'opposé du concept de liberté de notre F\ Bakounine énonçant : « Je ne deviens vraiment Libre que par la Liberté des autres ».
Et qu'en est-il dans notre société ? Beaucoup de personnes réclament plus de liberté, plus de droits alors que certains imposent des guerres au nom de ces nobles idéaux en s'arrogeant une responsabilité qui n'est pas la leur car leurs vrais buts sont cachés. Quand on prend une responsabilité quelle qu'elle soit, on doit en assumer toutes les conséquences, y compris la culpabilité le cas échéant. Observons le régime nazi : celui-ci a permis de déresponsabiliser chacun de ses protagonistes en faisant porter la responsabilité coupable de ses actes à des ordres venus d'une autorité supérieure du régime. Lors du procès de Nuremberg, aucun des accusés n'a assumé une plus petite culpabilité dans les atrocités du régime nazi. Il en est de même du régime soviétique où l’on a pu observer que les anciens responsables (et donc coupables des horreurs commises en URSS) ont été les mêmes (Boris Eltsine en tête) qui prirent le pouvoir en établissant la « Russie libre et ouverte au marché ».
Mais la dérive de notre système aujourd'hui, en France, est en train de déresponsabiliser nos compatriotes. Par exemple notre Frère Le Lay, PDG de TF1, le 13 juillet 2004, qui, interrogé parmis d'autres patrons, expliquait que : « (...) Nos émissions ont pour vocation de rendre (le cerveau du téléspectateur) disponible : c'est-à-dire de le divertir, de le détendre pour le préparer entre deux messages. Ce que nous vendons à Coca-Cola, c'est du temps de cerveau humain disponible. »). Et qu’est-ce que c’est que ce principe de précaution qui est tant à la mode aujourd’hui alors que dans les faits, c’est un principe passif. Il s’oppose, en fait, au principe que nous pourrions prôner en tant que Franc-Maçon, tellement attachés à la Liberté de chacun, qui serait le principe de Responsabilité.
La conclusion théorique est évidente à tous mais la pratique est beaucoup plus éloignée. En effet, combien d'êtres humains atteignent cette sagesse suffisante en parvenant à l'équilibre entre leur responsabilité avec leur liberté mis à part Emmanuel Kant ?
Le « Nouvel Observateur » du 12 au 18 décembre 2002 relevait : « les Francs-Maçons ont un dangereux pouvoir : celui de donner envie de penser au monde profane ». J’ajouterais que plus qu’un pouvoir, cela est notre devoir, notre responsabilité, notre travail sur l’équerre. Mais où est le danger relevé par l’hebdomadaire ? Que les Franc-Maçons ne respectent pas la Liberté des autres, ceci relève de notre travail sur le compas. Ainsi, le devoir des Franc-Maçons est bien d'être assez « sages » pour ne plus prêter le flanc à des critiques justifiées, de montrer l'exemple de comportements justes de façon à faire évoluer le monde profane. Ainsi chacun assumerait les conséquences de ses actes, qui seraient à la fois accomplis en toute liberté mais aussi avec toute la responsabilité nécessaire. Bref que chacun applique à soi-même la philosophie Kantienne pour qui « Il s'agit de savoir si c'est une loi nécessaire pour tous les êtres doués de raison de juger toujours leurs actions d'après des maximes telles qu'ils puissent vouloir eux mêmes qu'elles servent de lois universelles. »
L'un des principes les plus intéressants que j'ai retenu en Franc-Maçonnerie est « Fais à autrui ce que tu voudrais qu'il te fut fais à toi-même ». Mais j'ai l'intime conviction que notre responsabilité de Franc-Maçons est d'aller plus loin encore dans ce respect de l'autre et dans sa liberté.
« Fais à autrui ce qu'il souhaiterait qu'il lui fut fait à lui-même » serait pour moi le concept idéal. Vaste programme pour le mettre en pratique. Cela nous donnerait la responsabilité impérative de nous mettre à l'écoute de l'autre et à l'aider à atteindre à sa propre liberté telle qu'il l'a définie lui-même et non pas telle que nous l'aurions définie à sa place.
Stéphane B, Sébastien M, Laurent Remise

